Recap sur l’année qui a essayé de me tuer (encore)

Cimonaque que je suis pas assidue.

Bon, ça aide pas que je n’ai plus d’ordinateur. Juste un petit écran de cellulaire. Je me vois mal écrire des articles en textant. Mon autocorrect me rendrait dingue.

Bref, on est le 29 novembre. Whaaaaaaaaaaaat? Ça fait une semaine que j’essaye de mettre les freins et ça fait une semaine que la carosserie de ma vie grince de partout en hurlant à la mort. Après tout, et malgré les films de science-fiction, le temps est indéniablement linéaire. J’ai vingt-quatre heures dans une journée comme tout le monde, et c’est le 29 novembre pour tout le monde. (Ou, à l’heure qu’il est présentement, pour la moitié de la population.)

Ça, ça veut dire qu’il reste un mois à l’année coupable de plusieurs tentatives de meurtre à mon égard. Time for a useless recap.

Décembre, mois du stress, mois des fatigants, mois de la charité. Mois de la neige et du jonglage d’horaire à rendre dingue, mois des chicanes, mois des malentendus, mois du Grand Bye-Bye. Mois des adieux.

J’ai commencé 2016 en couple. En fait, mon ex et moi avions débuté notre relation officielle le 31 décembre 2015. Je me suis réveillée dans la maison de ses parents le 1er janvier, à Estevan, Saskatchewan, la tête pleine de projets (entre autres, mon Projet 366 – vous vous en rappelez? On dirait que ça fait mille ans). On avait passé la journée dehors. On s’est aimé.

2016 était pourtant tellement pleine de promesses. Amour, carrière, passions, vie. Tout se plaçait. J’étais bien (en surface), fière (et triste), en contrôle (et pleine d’illusions). Bref, j’étais toujours aussi aveugle, je tâtonnais, mais dans le fond, dans la situation où j’étais, j’avais atteint un sommet et, pour une foutue fois dans ma vie, je ne regardais pas en arrière, mais vers l’avant.

Le printemps est arrivé et les chicanes ont commencé, l’été est arrivé avec son lot de ruptures (avec mon ex, mon emploi, la Saskatchewan, mes projets et mes rêves), de déménagements (à Estevan, à Baie-Comeau, à Québec), de déceptions et l’Horrible Monstre Noir qui se tapit toujours dans l’ombre, à me surveiller, à chercher une brèche ou une faille – Dépression, mon nemesis, ma pas douce pentoute moitié. 2016 a vu le retour en force de cette maladie avec laquelle je vais être prise pour toujours et à jamais, ce Mal qu’on va enterrer avec moi et que je ne souhaiterais à rien ni personne.

2016 était pourtant tellement pleine de promesses. Mais 2016 s’est fait Homme et a pris le soin – quelle délicate – de me crisser des coups de pelle dans face chaque fois que j’essayais de me relever. Mes bleus guérissent mais ça fait mal à l’âme en Saint-Sivouplaimadame. Le 1er janvier 2016, je voulais habiter la Saskatchewan, devenir fermière, vivre d’amour et de moisson, apprendre à conduire un tracteur. Je finissais doucement de payer mes dettes, je me sentais heureuse et, surtout, en paix. Je savais où je m’en allais.

Mais, bon. C’est la vie, et il faut apprendre à relativiser. Je suis en santé, j’ai un toit, une santé assez bonne, de la bouffe et mon adorable chat – que demander de plus? Pourtant j’ai hâte que l’année se termine. C’est allé si vite et pourtant si lentement. Ce n’est qu’un chiffre, ce n’est qu’un concept, un calendrier inventé et imposé – mais je place tout de même 2017 sur un piédestal. De toute manière, qu’est-ce qui pourrait arriver de pire? (Note à moi-même: en fait, on ne devrait jamais dire ça, parce qu’il y a quatorze million de possibilités que quelque chose de pire arrive en 2017.)

Il neige et je me relève, il vente et je ne pleure plus. Je ne ravale même plus de larmes. Je suis redevenue Joannie. Ce n’est pas exagérer de dire que 2016 était poche en criss. Genre, juste vraiment, vraiment plate. Plus on monte haut, plus ça fait mal de redescendre, surtout quand on le fait en tombant et qu’on s’écrase mille étages plus bas. Pour vrai, 2016 a failli avoir ma peau. Mais, en novembre, j’ai retourné les coups de pelle, et je n’ai pas juste utilisé le plat. Fait que, 2016, voici mon message: va chier. Meurs. Éteins-toi. Arrête. Juste… arrête.

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