La route est longue. Tant mieux.

C’est le Vendredi de la Consommation Irresponsable et je subis la pluie de courriels, même les blogues plutôt inoffensifs auxquels je suis abonnée ont des spéciaux (qu’est-ce qu’ils vendent?). Les Américains ne cessent de me souhaiter Happy Thanksgiving! alors que le mien était v’là 6-7 semaines, mais ce qui vaut pour eux, vaut pour tout le monde, right? C’est Trump qui l’a dit.

Plus qu’une semaine à novembre puis un mois à l’année, wow. Températures de janvier, moins vingt-cinq depuis trois jours mais je ne chiale pas, j’attends février pour ça, c’est encore trop tôt. Pendant ce temps, les Immortels crient publiquement au scandale, puisque nous avons inventé les changements climatiques pour écoeurer la populace. Si il fait moins vingt-cinq en novembre, c’est qu’il n’y a pas de réchauffement climatique.

J’ai à la fois trop et pas assez de choses à dire, alors j’y vais un peu au hasard, au fil de mes souvenirs et de ce qui passe par là.

Je crois que 2018 a été l’année où j’ai compris, pour de-vrai-de-vrai, que le temps n’est qu’une construction et que ça ne veut pas dire grand-chose, tout ça. J’aime bien donner un thème à l’année qui vient de se passer. Cette année, j’ai appris le sens réel du mot flexibilité. J’ai appris à être plus fluide. À ne pas m’en vouloir pour tout, tout le temps. Bien d’autres choses. Je ferai un bilan un peu plus tard, mais j’y pense pas mal ces temps-ci, à tout ce que j’ai avancé dans ma vie.

Récemment j’ai relu mon journal. Ça fait un peu plus d’un an que je le tiens, avant je me forçais pour y écrire tous les jours, matin et soir, et depuis la fin de l’été, j’écris quand j’en ai besoin. C’était drôle de relire certains trucs, triste aussi, parce qu’il y a un an, il y a des choses tellement triviales qui me faisaient noircir des pages… c’est fou comme mes priorités ont changé. Comme j’ai changé. Ou plutôt, comme j’ai décidé de vivre davantage selon mes valeurs.

Cette année, j’ai pas mal réfléchi à mes valeurs, aussi. Mon « core ». Mon moi. Et aux incohérences entre mes comportements et mes valeurs. Pas que je faisais par exprès, mais parfois ce sont des habitudes ou du conditionnement, ou de la peur, la peur de changer. Peur de l’instabilité, de reculer, de me tromper. Peur de ne plus avoir d’argent, peur de rater quelque chose, peur de l’inconnu. C’est normal. Alors on y va un malaise à la fois.

Cette année j’ai réalisé que c’était normal de changer d’idée, que c’était normal d’avoir tort et que c’était normal que je ne veuille plus les mêmes choses qu’il y a dix, cinq, un an.

J’ai réalisé que j’avais le contrôle complet sur moi-même, mes réactions, mes choix. Mais que c’était correct de me tromper. Même que c’est mieux de se tromper, parce que chaque fois que je me trompe, j’apprends.

Ça l’air niaiseux, dit de même, tout ça, mais quand on prend le temps d’y réfléchir, on se rend compte que ça change tout.

Y fait froid, mais c’est chaud-chaud dans mon coeur, depuis que j’ai ma nouvelle app de méditation, je médite tous les matins, et souvent avant d’aller me coucher, je suis rendue accro, mais je fais toujours des rêves bizarres, et j’ai chaud comme jamais. Sûrement aucun lien, mais la corrélation est là. J’ai échoué à NaNoWriMo cette année, parce que mon roman me faisait chier, pas juste de temps en temps, mais chaque jour depuis une semaine, alors j’ai abandonné. Mais c’est correct, parce que j’ai le droit de me tromper. Et puis ça m’a redonné le goût d’écrire et ça, c’était le but. Alors dans le fond, je n’ai pas échoué.

Je vais encore au gym. Hey, ça fait deux ans que j’y vais nonstop. Pis ça va faire bientôt sept ans que je me suis inscrite dans mon premier gym. Y s’en est passé, des affaires, depuis que j’ai braillé dans la face de mon entraîneur parce que peu importe ce que je faisais, je me trouvais toujours grosse et moche et pathétique.

Ah là, ça va bien, je fais mon petit train-train et je me tiens occupée avec mes petits projets, mais ce n’est jamais assez, on sait bien. Noël arrive. Ça, ça me fait plaisir, parce que je vais au chalet, et que je vois pas ma famille souvent. Mais plus les années passent et plus j’ai envie de faire Noël hyper simple, parce que ça me stresse de me séparer en dix. (Qui est-ce que ça ne stresserait pas?)

J’avais arrêté de lire pour écrire mon roman, mais je suis retournée à la bibliothèque cette semaine, une orgie de livres, j’en ai sept, je les dévore, j’étais sevrée. Je lis dans le bain et je lis sur mon divan, enveloppée dans ma couverture hyper-douce en polyester. Je lis et je relis The Subtle Art Of Not Giving A Fuck, c’est intéressant, le timing de cette lecture ne pourrait pas être mieux (d’ailleurs j’étais sur la liste d’attente de la bibliothèque depuis cet été pour l’avoir, je le vois comme un signe).

Parlant de lectures, je vais  bientôt finir la liste Radio-Canada 2016 des 100 livres à lire, et je vais écrire un petit article là-dessus. Ça m’a pris pas mal plus qu’un an et je lis vraiment énormément, alors pourquoi ils sortent une liste par année à part pour stresser du monde comme moi, je sais pas 🙂

Je suis rendue pas pire pour gérer mon stress, aussi. Ça, c’est cool. La méditation a beaucoup aidé, c’est certain, ça l’air de rien, un petit dix-quinze minutes par matin, mais ça vraiment changé beaucoup de choses dans ma vie d’être aussi constante dans ma pratique.

Je l’ai-tu dit qu’il fait froid? Ah, oui.

Je vais essayer d’écrire plus régulièrement. J’ai encore ce problème de trouver que je n’ai rien à dire, ou que ce n’est pas intéressant, ou que je ne l’écris pas assez bien. Mais sachant qu’au moins une personne me lit (en l’occurence, moi-même), ça va, ça passe.

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