Mode d’emploi: magasinage

En fin de semaine dernière j’ai fait deux choses – magasiner et paniquer.

Magasiner parce que j’avais besoin de vêtements (oui, même une minimaliste a besoin de renouveler sa garde-robe) et paniquer parce que je me suis rendu compte que mon horaire était jammé jusqu’en mars, dans le style automne 2014 quand je n’avais pas une foutue soirée à moi. (Je pensais que ça me rendait heureuse. Wrong.)

Première Partie – Magasinage

Je me considère comme minimaliste garde-robienne (cherchez pas dans le Larousse, le mot n’existe pas) depuis juin 2015. J’en avais d’ailleurs parlé ici. Ça fait un an et demi et, depuis, j’ai fait évoluer ma méthode un peu. Notamment, je ne change pas ma capsule aux trois mois; en fait, je ne la change pas vraiment. Vers la fin septembre j’ai rangé mes vêtements légers (genre deux chandails, une robe et des shorts) et j’ai sorti mes vêtements lourds (trois-quatre chandails) et c’était pas mal ça. Pourquoi? Parce que je voulais garder une garde-robe plus consistante de saison en saison et miser sur des morceaux plus polyvalents sur le point de vue température. Des vêtements que je peux porter trois saisons sur quatre, au lieu d’une seule. (Sauf les shorts, évidemment. Je me vois mal porter des shorts à l’automne ou au printemps. Mais je ne veux pas non plus m’en passer l’été. Il faut choisir ses combats!)

Je ne compte plus non plus mes morceaux. J’en ai peut-être plus que trente-trois, je ne sais pas trop. Tout ce que je sais, c’est que ça rentre très bien dans mon (petit) garde-robe sans être tout taponné et que c’est encore facile de choisir ce que je mets chaque matin, alors ça me va. Je fais encore régulièrement du ménage en retirant des pièces que je n’aime plus ou qui ne me font plus.

J’ai également fait évoluer ma manière de magasiner. Premièrement, ce n’est plus une thérapie (non efficace) ni un passe-temps (plate). En fait, je n’aime pas vraiment magasiner. Il faut vraiment que je sois dans une humeur particulière pour vouloir y aller, et jamais longtemps. Je n’aime pas essayer des vêtements, choisir, fouiller, me faire achaler, avoir chaud, sentir la pression de consommer. C’est désagréable. Alors je le fais seulement quand c’est nécessaire et, en janvier, ce l’était.

Je suis rendue vraiment difficile niveau vêtements. Genre, au lieu d’avoir trois critères, j’en ai cinquante. Avant, je ramassais tous les vêtements que je trouvais beaux (peu importe le style ou la coupe – je ne savais pas ce qui m’allait bien ou pas), je les essayais. Ensuite je faisais le tri entre ceux qui me faisaient et ceux qui ne faisaient pas… mais seulement en termes de taille. (Être en surpoids n’aidait pas, c’était déjà de trouver des vêtements pas trop laids qui me faisaient.) Ensuite je faisais un choix, mais la plupart du temps j’achetais la plupart des morceaux qui me faisaient sans trop me poser de questions. Ils finissaient par croupir dans le fond du garde-robe et je les portais par obligation et sans aucun plaisir, parce que je ne les aimais pas.

Maintenant, je magasine sur un mode de tri constant. Évidemment, le premier critère est toujours de trouver que le vêtement est beau. Mais, avant d’aller me perdre dans un centre d’achats, je fais une liste de ce dont j’ai besoin, que je complète avec des critères spécifiques.

Par exemple, en fin de semaine, voilà ce que je voulais:

  • Une paire de pantalons:
    • Jambe droite ou skinny, pas boot cut ni évasé;
    • Couleur mauve, bleu, turquoise, noir ou gris (les cinq couleurs que je porte, comme ça tout va ensemble);
    • Avec des poches à l’avant assez profondes pour mon cellulaire et des cartes;
    • Assez confortables pour passer de longues périodes assises avec (pour le travail).
  • Un chandail en coton ouaté:
    • Pas trop chaud – pour pouvoir porter en été aussi;
    • Avec zipper à l’avant;
    • Une ou deux couleurs (mêmes couleurs qu’en haut), sans motif;
    • Longueur hanches;
    • Avec capuchon.
  • Un haut:
    • Manches courtes – j’ai assez de manches longues;
    • Pouvant être porté avec trois de mes quatre « bas » (une jupe grise, une paire de jeans, pantalons propres noirs et mes nouveaux pantalons en haut), tant par la couleur que par le style;
    • Moulant, confortable, dans une coupe qui me va bien (pas de col rond ni col bateau, pas trop court ni trop long…);
    • Pouvant être porté seul ou avec un de mes vestons;
    • Dans un tissu respirant qui ne montre pas trop la sueur (ouaip, je sue beaucoup et j’haïs les cernes de tsou d’bras, c’est juste pas chic hors-chalet).

J’aurais pu me dire que je voulais juste deux chandails et une paire de pantalons, mais ce n’était pas suffisant. Je sais que pour beaucoup de gens ma méthode va sembler extrême, mais elle a plusieurs avantages, notamment au niveau de mon efficacité. Je vais seulement vers les sections qui m’intéressent, et ensuite je sélectionne seulement des morceaux qui correspondent à ma liste. C’est facile d’éliminer les neuf dixième du stock d’un magasin dans mon premier tri! En plus, je n’achète rien que je ne porterai pas et que je n’aimerai pas. Je fais tous mes tests débiles dans la cabine – m’asseoir, sauter, marcher en rond avec le morceau sur le dos. Et si ce n’est pas assez confortable, si ça tire, si ça écrase ou si j’ai déjà chaud, il est out.

Résultat, je magasine une fois, je trouve mes trucs (parfois), et j’en ai terminé pour un bon bout. À moins de les briser ou de les tacher, les vêtements que j’ai en ce moment vont pouvoir me servir jusqu’au mois de mai, et ensuite je verrai si ma rotation léger-lourd me suffit. C’est quand même cool de savoir que jusque là je n’aurai pas besoin d’aller me faire suer au magasin. Je me sens comme toute légère. Et j’aime vraiment les trois morceaux que j’ai trouvés.

Dans le fond, je magasine comme un homme, c’est hot.

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